Après avoir dépassé le troisième jeudi du mois de novembre, je me devais d’écrire un petit article sur le Beaujolais.

Tout d’abord pour éviter l’amalgame du beaujolais nouveau avec les 10 crus du Beaujolais…Ensuite, pour profiter de cette occasion pour expliquer brièvement la différence (souvent de qualité) entre les deux cités.

Beaujolais nouveau

Le beaujolais nouveau est une « tradition » qui remonte à une décision réglementaire de 1951 autorisant les mises en marché anticipées. Bref, avec le gamay cépage unique du beaujolais (rouge), une possibilité d’écouler rapidement un vin nouveau pour récupérer les investissements de l’année : à ce niveau là, du pain béni pour certains viticulteurs puisque à ce jour, le beaujolais nouveau à pris une dimension internationale.

Au lieu de prendre le temps d’une vinification normale, le moût est travaillé par une macération carbonique associée à la méthode classique de fermentation. La macération sera très courte (4 jours) et dite carbonique c’est à dire que les grains de raisin éclatent sous l’action du gaz carbonique dégagé par la fermentation et libèrent les matières colorantes et odorantes.

Les grappes sont déversées entières dans les cuves et la fermentation va s’effectuer à la fois dans le jus et également à l’intérieur des grains en l’absence de micro-organisme. Cette méthode diminuera l’acidité et produira des arômes particuliers.

Une fois l’ensemble des sucres transformés en alcool par l’intermédiaire des levures, le vin est décuvé (vin de goutte + vin de presse), assemblé, filtré puis mis en bouteille pour une commercialisation ultra-rapide.

Certains arômes sont apportés par le cépage lui-même (souvent fruits rouges) – d’autres arômes sont apportés par la sélection des levures (p.e. la banane)

Vous serez souvent en présence d’un vin légèrement perlant car la méthode de vinification et sa rapidité laisse un pourcentage de Co2 dans la bouteille.

Un vin, finalement plutôt sympathique à boire entre copains mais ne supportant pas un vieillissement.

Les autres Beaujolais

En dehors du beaujolais nouveau ou parfois appelé primeur, il y a d’autres appellations : le beaujolais, le beaujolais villages, le beaujolais villages blanc, le beaujolais supérieur et les 10 grands crus du beaujolais.

Le gamay est un cépage qui avait été rayé de la carte de la Bourgogne par Philippe le Hardy en 1395. Celui-ci estimait ce cépage indigne de figurer dans l’élaboration du bourgogne.

On peut distinguer deux types de beaujolais : pour les zones d’appellation « villages », « supérieur » et « beaujolais », les vins sont légers et agréables à boire jeunes. Pour les grands crus, il en est autrement car même si dans la majorité des cas, ces vins se consomment dans les cinq ans, quelques viticulteurs arrivent à maîtriser le cépage pour en faire des vins de garde (parfois 20 ans certaines années) dignes des plus beaux Bourgognes de la côtes de nuit.

N’hésitez pas à les découvrir en allant sur place : je vous garantis que vous ne serez pas déçu du voyage tant la région est magnifique.

Les 10 crus à découvrir :

  1. Saint-Amour
  2. Moulin à vent
  3. Chiroubles
  4. Morgon
  5. Brouilly
  6. Côte-de-Brouilly
  7. Fleurie
  8. Régnié
  9. Chénas
  10. Juliénas

Santé !

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